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 François Marchand [XXe-XXIe s]

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MessageSujet: François Marchand [XXe-XXIe s]   Mar 02 Mai 2017, 21:06





Quatrième de couverture :

Faire la connaissance de ses beaux-parents n’est jamais chose facile. Surtout s’ils habitent en Samouse, région que le jeune marié va apprendre à connaître le temps d’un week-end interminable.
Dès le vendredi soir, il lui est évident que cela se passera mal. Mais jusqu’à quel point ?
Et l’impulsivité dont il fera preuve est-elle due à son état psychologique déjà bien dégradé ou à la rencontre de plein fouet avec la diabolique Samouse ?
Son objectif de départ – limiter les dégâts – finira par faire place à une exaltation mystique qui culminera le dimanche, jour du Seigneur.
Un roman désopilant, un jeu de massacre permanent où tous les mauvais sentiments sont mis à l'honneur.





Mon avis :


En lisant la quatrième de couverture, je me suis dit que ce roman ressemblait, thématiquement parlant, au film de Jay Roach, Mon Beau-père et moi, dans lequel Gaylord Greg Furniker, rôle tenu par Ben Stiller, devait prouver à un ancien de la CIA, complètement déjanté, Jack (alias Robert de Niro), qu'il était un bon gendre. Mais dès les premières pages, l'idée du film s'envole pour laisser place à cette région inhospitalière de la Samouse. Inhospitalière ? Du moins pour le narrateur, un parisien qui ne supporte pas de se retrouver en rase campagne et qui, gratifiée d'une femme complètement idiote, Aurélie, doit se coltiner, le temps d'un long, très long week-end, la belle-famille, Maurice et Solange, habitant dans le charmant village au nom prédestiné : Andouillé. Et non content d'avoir à subir les phrases / clichés des deux rustres, il est également obligé de passer voir les cousins Ragonneau, à Carbonnat-les-Cayrouses. Quelqu'un a un GPS ? Non, parce que vous avouerez qu'il y a de quoi perdre le Nord surtout lorsque, sur le chemin, Aurélie devient folle de joie à la vue d'une brocante ou d'un magasin Ikea, son temple, sa religion, sa raison de vivre...

Alors que faire ? Prendre ses cliques et ses claques au risque de passer pour le restant de sa vie pour un grossier personnage, se fâcher avec sa belle-famille et, certainement, avec sa femme (encore que... c'est peut-être là la solution finalement...) ? Le narrateur optera plutôt pour les calmants. Mais à haute dose... très haute dose... Le Zolpidem va se révéler être, pour ce personnage, non pas un sédatif mais bien plutôt un désinhibiteur. Je vous laisse donc imaginer la suite. Et le cauchemar est loin d'être fini car ce week-end, qui s'annonçait, certes, mauvais, va prendre une dimension que le lecteur n'imagine même pas. On passe du rire à la stupéfaction. Stupéfaction croissante d'ailleurs, avec une belle, que dis-je ?, belle... une monstrueuse chute dans l'épilogue.

Ce petit roman fait vraiment passer un bon moment. Si vous avez le moral dans les chaussettes, une baisse de tension, il est fait pour vous ! Entre humour et cynisme, entre références culturelles et Ikea, entre Andouillé et Carbonnat-les-Cayrouses, ferez-vous votre choix ?






Extrait :

Nous étions immatriculés 75, en toute logique. Pour circuler dans certaines zones du pays, si l'on est parisien, il faut adopter une attitude de clandestin. Prendre le train, louer une voiture immatriculée localement. Inutile dans les zones civilisées, comme le Nord, la Normandie ou la Charente. Mais indispensable par exemple en Samouse, région qui se pique de brocarder les "Parigots", peut-être à raison d'ailleurs. Oui, je me sentais comme un juif à Salonique en 1944 ou un pigiste de Je suis partout n'importe où en France la même année.

Sur ces entrefaites, Aurélie décida de modifier notre emploi du temps. Nous irions voir Jarjalesse plus tard.La visite aux cousins Ragonneau redevenait, dans l'esprit trop structuré de ma femme, une affaire à ne plus négliger. Encore fallait-il trouver Carbonnat-les-Cayrouses. Je dus allumer la loupiote au-dessus du tableau de bord de ma voiture, tant l'atmosphère était sépulcrale. Je consultai avec inquiétude ma montre : il était pourtant midi. Mais la Samouse semblait avoir noué un pacte avec les ténèbres. Hélios, qui nous dardait ses bienfaits en des temps qui me semblaient lointains - pas plus tard qu'hier, en fait -, ne daignait pas illuminer une région aussi ingrate.

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"Je ne risque rien, les ruines, c'est indestructible !" (inspiré Des Diaboliques).
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François Marchand [XXe-XXIe s]
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