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 Emmanuel Goujon [XXe-XXIe s]

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Lydia
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MessageSujet: Emmanuel Goujon [XXe-XXIe s]   Dim 14 Mai 2017, 16:25




Quatrième de couverture :

Marcel exerce à la fin de la guerre, en 1945, un travail un peu particulier : il écoute et écrit les récits des rescapés de la guerre et des camps.
II raconte les tranches de vie de Jean, André, José et Yacob, Marguerite, Tiémoko, Jonathan, Klaus et de Sarah, son amour. Et toujours surgit un personnage, dans les endroits les plus improbables, vêtu d’un imperméable... Cet homme à la tête de ses cavaliers noirs se révèle un chef révéré, un justicier qui tue avec discernement, qui fait la guerre avec rage, un héros de tous les temps. II incarne tous ces combattants anonymes, guerriers sans nom et sans gloire.
II apparaît d’une guerre à l’autre, de 14-18 à l’Indochine, et partout surgit le même étendard, cet imperméable noir qui semble symboliser les héros oubliés de l’Histoire. Le doigt sur la sonnette dune porte, Marcel devenu vieux se pose cette question pour lui existentielle : l’homme à l’imperméable a-t-il existé ?




Mon avis :


On ne tient pas là le best-seller de l’année mais ce livre est agréable et plaisant à lire. A travers les écrits de Marcel, sorte de journal compilant des récits et témoignages, on note une volonté certaine de se remémorer les événements de ces guerres, les sentiments, les émotions de ceux qui les ont vécues, soit en étant soldat, soit comme simples civils. Le fil conducteur est ce fameux Imperméable, dénommé ainsi car on ne lui voit pas le visage. La seule caractéristique est cet habit. On retrouve ce personnage partout, sur tous les fronts. Marcel va partir à sa recherche. Simple quête ? Certes non, car il est difficile de savoir s’il faut réellement chercher quelqu’un physiquement ou s’il faut le chercher dans son moi intérieur.

Le style est simple, sans fioritures vaines afin de laisser au lecteur le plaisir et le loisir de se laisser absorber dans l’histoire et l’Histoire.

Ce livre est un bel hommage aux combattants, aux civils. Il est une ode à la bravoure, au courage et à la vertu.

Merci aux Éditions Vents d’Ailleurs pour cette découverte.






Extrait :

Si nous nous étions tous révoltés, peut-être aurions-nous pu rester. Moi je résisterais. Et puis autant mourir tout de suite que de périr à petit feu.
" Un jour, les bruits de la forêt ont changé. Un silence s’est installé. J’étais en train de cueillir des baies sauvages. J’ai noté tout de suite le changement. Je me suis dirigée vers la maison le plus vite et le plus silencieusement possible. Il y avait une présence. Mais j’avais beau humer l’air, je ne trouvais aucune odeur suspecte. Rien que les arbres et les animaux. Je suis rentrée dans la maison. J’ai verrouillé la porte et, ma hache à la main, j’ai attendu, passant sans arrêt d’une fenêtre à l’autre. J’ai aperçu une ombre, très haute et comme vêtue d’une longue cape sur laquelle se reflétait la couleur des bois. Je n’ai réalisé qu’après qu’il s’agissait d’un homme à cheval. Une petite monture noire et robuste à moitié cachée par le long manteau du cavalier. Je n’arrivais pas à voir son visage. Il était emmitouflé dans une sorte d’épais cache-col, le revers en fourrure de son manteau lui remontant au-dessus des oreilles. Il est descendu de cheval. Il était immense et large. Je ne bougeais plus. Il s’est approché de la porte et a frappé. Je n’ai rien dit. Mon père m’avait dit d’éviter les hommes. J’étais prête, en embuscade derrière la porte. Sans effort apparent, il l’a ouverte. Mon système n’était pas très efficace... Il a ouvert et est resté en retrait. Il m’a dit, "pose cette hache, petite, je ne suis pas là pour te faire mal". Il parlait français. Comment savait-il que j’avais une hache, que j’étais une femme ? J’étais interloquée et encore plus méfiante."

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"Je ne risque rien, les ruines, c'est indestructible !" (inspiré Des Diaboliques).
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Emmanuel Goujon [XXe-XXIe s]
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