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 Christophe Garda [XXe-XXIe s]

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Lydia
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MessageSujet: Christophe Garda [XXe-XXIe s]   Dim 14 Mai 2017, 18:41




Quatrième de couverture :

« Andreï, (…) si tu veux me dire quelque chose d’important, mon vieil ami, et ce doit être important pour que tu viennes me chercher dans mon lit au milieu de la nuit, alors je t’écoute…
— Je veux me remettre à sculpter, Viktor, et j’ai besoin de toi.
— Te remettre à sculpter ? C’est assez incroyable comme nouvelle. C’est une idée formidable. Seulement, je ne comprends pas. Tu as besoin de moi au milieu de la nuit pour ça ? Il y a autre chose, non ? »
Roman de l’amour et de l’amitié sur fond de Printemps de Prague, dont les marques indélébiles détermineront le destin d’une bande de copains.




Mon avis :


Un roman sur fond de Printemps de Prague ne pouvait que me plaire et c'est avec envie et curiosité que je m'y suis plongée. On suit ainsi Viktor Marek et Veronika, principaux protagonistes. Le déclic, si je puis dire, est le coup de téléphone en pleine nuit d'un vieil ami, Zerkin, artiste sculpteur qui annonce à Viktor, avec qui il s'était brouillé, qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre. Mais l'objet de l'appel ne réside pas dans cette annonce morbide. Andréï Zerkin veut réaliser une dernière œuvre et il demande alors à Viktor de lui trouver quatre modèles féminins. A partir de là, le lecteur se retrouve dans un flash-back où les souvenirs sont un immense fil conducteur.

L'histoire ne m'a pourtant pas enthousiasmée et je dois même avouer que j'ai eu du mal à finir ma lecture. Si je suis allée jusqu'au bout, c'est par respect pour l'auteur et pour Les Agents Littéraires. Pourtant, je n'ai absolument rien à redire sur le style. Il est plutôt fluide, permettant justement une lecture qui se devait d'être agréable. Alors, voyons un peu quels sont les éléments qui ont fait que je n'ai pas pu adhérer (et je précise que cela n'engage que moi) :

- Le fond historique tout d'abord : j'en attendais beaucoup plus (et certainement trop). Le Printemps de Prague reste vraiment en arrière-plan, sans toutefois que je puisse en apprendre beaucoup plus. En même temps me direz-vous, il s'agit d'un roman, non d'un essai historique. Mais que voulez-vous, je suis exigeante !

- Les thèmes ensuite : amour, amitié, réflexion sur l'Art, sur la mort... j'ai eu cette impression négative qu'on les avait pris et mélangés pour attirer le chaland. De ce fait, cela ne m'a franchement pas attirée. Et je dois dire que l'apothéose pour moi, ce fut lorsque la grand-mère décédée, Babou, est réapparue. J'ai cru voir le remake de la série avec Mimie Mathy.

- Les abus enfin : Alors certes, le roman porte sur l'amour et l'amitié, la libération sexuelle etc... mais j'ai envie de dire que «  trop de sexe tue le sexe. » En avoir toutes les deux pages, voilà ce que je qualifie d'abus. Je n'ai rien contre ce sujet, mais si j'ai envie de lire ce genre, je prends un bouquin érotique. Et là, je dois avouer que la façon dont cela est amené est peut-être à retravailler. Et lorsque je parlais d'attirer le chaland, voilà qui me conforte dans cette idée.


Je reste persuadée cependant que l'idée n'était pas mauvaise. Il y a ce petit quelque chose qui me fait dire qu'on reparlera de Christophe Garda.

Je remercie Vincent Béghin du blog Les Agents Littéraires, ainsi que les Éditions Prisma pour ce partenariat.




Extrait :

- Pourquoi est-ce qu'il veut des femmes pour incarner la beauté ?

- Tu veux dire des femmes plutôt que des hommes ?

- Non, je ne pensais pas à ça. C'est marrant en fait comme idée. Je crois connaître un peu le lascar pour savoir tout l'intérêt qu'il porte aux femmes, mais c'est vrai qu'il aurait pu te demander au moins un homme parmi les modèles. Non, ce n'était pas ce que je voulais dire. Je ne crois plus que la beauté puisse être dans l'homme ou dans la femme. Pour ça, il faudrait pouvoir déceler chez chacun de nous l'éthique, la morale, l'humanisme, le respect, la pureté, la vertu. Tu imagines toute la laideur ambiante ? Tous ces affreux, ces salauds, dissimulés sous des corps éclatants ? Ces vices cachés, ces malfaisants, ces tricheurs, ces menteurs. Quelle farce, la beauté. Je n'y crois plus, Viktor, aux mascarades de la vie. Tu ne m'en voudras pas, cher vieil idéaliste, cher vieux rêveur, de refuser ta proposition ? Ce n'est pas un mauvais type, Zerkin. Tout ce qu'il a pu faire, au fond, qu'est-ce que ça change ? Rien. Il n'est pas pire qu'un autre, pas pire que moi. (P248-249)

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Christophe Garda [XXe-XXIe s]
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