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 Moines et religieux au Moyen Âge [Essai]

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Lydia
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MessageSujet: Moines et religieux au Moyen Âge [Essai]   Mar 01 Sep 2015, 20:54



Alors, mes gaillards ? Ah, on rigolait bien lorsque je vous ai présenté le bouquin du danois Jørn Riel ! Eh bien voilà qui devrait calmer vos ardeurs et vous remettre les idées en place ! Je vais vous faire revenir sur le droit chemin, moi, non mais !

Ce livre reprend les articles, parus dans la revue L'Histoire, concernant le thème, vous l'avez compris, de la religion au Moyen Âge, et tout particulièrement des "petits" religieux, j'entends par là qu'il ne sera pas - ou presque - question du Pape par exemple. Ils sont regroupés en quatre chapitres :

- Fondations et renouveaux

- Espace et vie monastiques

- Les femmes de Dieu

- Prêcheurs et Mineurs

On y trouve des personnages hauts en couleur comme, par exemple, Robert d'Arbrissel, fondateur de l'abbaye de Fontevraud. Ce dernier, en bon chrétien, ouvre les bras à tout le monde... surtout lorsque la personne porte un jupon ! Ce prédicateur itinérant, en guenilles, avait des manières... disons... peu recommandables ! Mais ce religieux sulfureux avait un appui de taille : le Pape Urbain II.

Les articles sont clairs et peuvent, à mon avis, être lus par tous. Ils sont enrichissants et permettent de se faire une idée sur ce petit monde fermé et bien mystérieux du clergé.



Extrait :



Dans la forêt de Craon, à la limite de la Bretagne et de l'Anjou, Robert mate sa chair par les privations et les sévices. Mais son austérité suscite l'admiration : on vient en foule le voir, l'entendre. Car il prêche, appelant au renoncement et à la conversion. Les disciples se multiplient ; c'en est fini du désert. Pour nourrir cette troupe errante et lui donner un statut, Robert fonde une abbaye de chanoines réguliers. à La Roë, en Mayenne. Vivant comme des moines, ces clercs, soucieux de retrouver la tradition des Apôtres, restent, plus que les bénédictins, ouverts sur le monde : ils desservent volontiers les paroisses à l'entour. Les dons affluent vers la communauté dont le maître reçoit la consécration la plus haute : de passage à Angers, en février 1096, le pape Urbain II confie officiellement à Robert une mission de prédication. Elle arrive à point. Dans cette vie régulière, au milieu de ces convertis, il rongeait son frein ; il profite bientôt de la licence de prédication accordée par le pape pour reprendre son envol. La foule qui suit le prédicateur itinérant devient multitude et les femmes, au premier rang, s'y pressent.

Voici venir le temps où Robert commence à défrayer la chronique et entre de plain-pied dans l'historiographie. Est-il bien le "chevalier errant du monachisme", voué au service des dames comme les héros de la littérature courtoise ? Sur ce point délicat, son hagiographe, Baudri de Bourgueil, peu soucieux de remuer les aspects sulfureux de Robert, nous prive de son témoignage. Pourquoi cette rencontre de l'ascète inspiré et des femmes de son temps ? Et d'abord, qui sont-elles, celles qui le suivent ainsi sur les chemins de l'errance ?

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