Promenades Culturelles


Venez en toute simplicité !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Christian Laborie [XXe / XXIe s]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lydia
Administratrice
Administratrice
avatar

Féminin Messages : 4627
Localisation : Dans les manuscrits
Emploi : Intéressant et prenant
Date d'inscription : 23/07/2015

MessageSujet: Christian Laborie [XXe / XXIe s]   Jeu 10 Sep 2015, 19:06




Quatrième de couverture :


Janvier 1898. En espérant pour Raphaël une vie meilleure que la sienne, la jeune Adèle l'abandonne à l'institution des soeurs de la Charité de Nîmes. Le lendemain, un homme mystérieux, dépose également un nouveau-né. Confiés à un jour d'intervalle aux bons soins de soeur Angèle, les deux orphelins vont vivre des destinées singulières. Raphaël, endurci par les brimades de sa famille d'adoption, trouve refuge dans la solitude des montagnes cévenoles. L'autre garcon, Vincent, grandit, heureux au sein d'une famille de paysans aisés.
Quelques années plus tard, leurs chemins vont se croiser, à la faveur de l'histoire et la révélation d'un lourd secret, le secret de soeur Angèle...



Mon avis :


J'ai avalé ce roman de 512 pages en l'espace de trois soirs ! Vous savez que j'aime les romans de terroir. Bien évidemment, ça aide. Et lorsque l'écriture est aussi fluide qu'un ruisseau cévenol au printemps, cela devient magique. Ajoutez à tout ceci une histoire qui tient la route (et les routes cévenoles, pour commencer à les connaître, croyez-moi qu'il faut s'accrocher parfois !) et vous avez devant vos yeux une belle rencontre littéraire. Je n'avais encore jamais lu de livres de cet auteur mais je vais me rattraper, c'est certain. On sent toute la passion de Christian Laborie pour ses personnages mais aussi pour sa région d'adoption. J'ai retrouvé avec plaisir des lieux que je connais : Nîmes, Ganges, Saint-Jean-du-Gard... ainsi que tout un patrimoine qui, malheureusement, est à l'abandon aujourd'hui : les filatures.

Fermez vos paupières et laissez votre imagination vagabonder... Vous verrez alors évoluer les personnages dans ces lieux rustiques, dans ces paysages que connaît à la perfection Raphaël et qu'il va utiliser pour échapper à sa famille d'adoption, de rustres paysans l'ayant adopté non pas parce qu'ils étaient en mal d'enfant mais bien pour avoir des "bras" pour aider aux champs. Malheureusement, à cette époque, il en était souvent ainsi. D'ailleurs, Adèle subira le même sort. Mais Raphaël a un autre obstacle à franchir : la quête de ses origines. Tout enfant adopté ressent ce besoin me direz-vous... Certes, mais celui-ci va avoir une destinée quelque peu chamboulée par un manque de vigilance des Soeurs de l'orphelinat. Je n'en dis pas plus...

Si vous aimez les romans vous retraçant la société, ici celle de la fin du XIXe siècle / début du XXe, alors n'hésitez pas !

Un grand merci à Babelio, aux Presses de la Cité ainsi qu'à l'auteur pour ce magnifique texte.




Extrait :


D'un dimanche à l'autre, Adèle s'enhardit. Elle devint plus sociable, plus avenante avec les gens qui l'entouraient et engageaient avec elle la conversation à la sortie du temple. Avant d'aller rejoindre ses petits choristes dans la salle paroissiale, elle se plut peu à peu à se montrer parmi les fidèles, à prouver simplement qu'elle existait. Presque personne ne lui demandait de nouvelles de sa famille. D'ailleurs, à ses yeux, les Bonnal n'étaient pas sa famille, même s'ils affirmaient qu'ils l'avaient adoptée et qu'elle était leur fille. Nul n'était dupe dans leur entourage. Tous savaient qu'ils avaient gardé Adèle uniquement pour en faire leur domestique. Et quand quelqu'un s'enquérait de son père ou de sa mère, elle répondait :
- Mes parents sont morts depuis longtemps. Je n'ai plus de famille.
Elle ne mentait pas, Adèle. Elle s'émancipait petit à petit de la pression exercée par ses tuteurs. Aussi le pasteur Mazel ne lui adressait-il aucun reproche, connaissant parfaitement sa situation. Il lui conseillait seulement de ne pas nourrir de sentiments de haine envers son prochain et d'accorder son indulgence et son pardon à ceux qui la rendaient malheureuse.

_____________
"Je ne risque rien, les ruines, c'est indestructible !" (inspiré Des Diaboliques).
Revenir en haut Aller en bas
https://promenadesculturelles2.wordpress.com
Lydia
Administratrice
Administratrice
avatar

Féminin Messages : 4627
Localisation : Dans les manuscrits
Emploi : Intéressant et prenant
Date d'inscription : 23/07/2015

MessageSujet: Re: Christian Laborie [XXe / XXIe s]   Sam 12 Nov 2016, 15:01




Quatrième de couverture :


Dans ces terres cévenoles gorgées de soleil où il a trouvé refuge, le jeune Catalan Emilio incarne, malgré lui, la figure de l’estranger. Ouvrier agricole au domaine des Grandes Terres, respecté pour son sérieux et son expertise de la vigne, le jeune homme n’oublie pas les siens et la sourde menace qui plane sur son pays. Lorsqu’il rencontre un soir de printemps 1936 Justine, la fougueuse fille de son patron, son destin bascule. Ils sont aimantés l’un vers l’autre en dépit de tout ce qui les sépare.
Mais quand Sébastien Rochefort, grand reporter, lui propose de l’accompagner en tant qu’interprète pour couvrir le conflit qui, déjà, gronde de l’autre côté de la frontière, Emilio doit choisir. Vite.
Peut-il renoncer à ses profondes convictions, abandonner les siens, et Maria, sa fiancée de toujours, qui l’attend là-bas ?

Roman sur l’exil, la fraternité, l’engagement, les tourments du cœur, Le Goût du soleil est une grande fresque cévenole à la fois intimiste et universelle.



Mon avis :

Emilio arrive en France en 1934, fuyant non pas la guerre mais le chômage. Il rejoint sa tante et son oncle dans un petit village des Cévennes, Montpezat, situé près de Nîmes. Il laisse derrière lui sa famille et, surtout, sa fiancée, Maria. Il est déchiré lui aussi, entre son pays et ses amours. Oui, amours au pluriel. En effet, il tombe amoureux de Justine, la fille de son patron, propriétaire terrien cévenol. Cette liaison est découverte. Les ouvriers agricoles jasent et un voisin bien intentionné se charge de prévenir le père. Justine n’a plus vraiment le choix : soit elle assume sa relation et Emilio sera licencié, soit elle y met un terme. Elle décide de s’éloigner mais le désir est plus fort que tout. Les amants se cachent. Mais c’est sans compter sur Irène, la jeune sœur… Lorsque arrive un reporter qui demande à Emilio de le suivre en Espagne, celui-ci voit dans ce départ une issue…

C’est le deuxième roman que je lis de cet auteur. Après L’Enfant rebelle, voici la suite des aventures des Rochefort. Dans cet opus, Christian Laborie mêle Histoire et terroir. En effet, on retrouve ici l’exil qu’ont dû subir de nombreux catalans et espagnols afin de fuir la misère ou la répression ; le tiraillement de ces mêmes personnes, partagées entre la protection d’un côté et leurs racines de l’autre ; l’accueil…

J’ai pris plaisir à lire ce livre riche en enseignement.



Extrait :

L’officier qui les reçut à Lérida avant leur départ pour le front les avertit :
– Sachez que, si vous tombez dans les mains des nationalistes, je ne donne pas cher de votre peau ! Surtout vous, Emilio Alvarez. Ils ne vous rateront pas, même si vous ne portez pas l’uniforme républicain ! Soit ils vous fusilleront sans autre forme de procès, soit ils vous enrôleront de force dans leurs rangs. Quant à vous, messieurs les Français, ils essaieront de vous faire parler avant de se débarrasser de vous. (P220)

_____________
"Je ne risque rien, les ruines, c'est indestructible !" (inspiré Des Diaboliques).
Revenir en haut Aller en bas
https://promenadesculturelles2.wordpress.com
 
Christian Laborie [XXe / XXIe s]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Promenades Culturelles :: PROMENADES LITTERAIRES :: Romans Français ou Francophones-
Sauter vers: