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 Stanley Kubrick

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Lydia
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MessageSujet: Stanley Kubrick   Sam 12 Sep 2015, 16:51





Stanley Kubrick est un réalisateur américain né en 1928 et mort en 1999. Autodidacte, il s'attaquera d'abord à la photographie avant de franchir le cap du sacro-saint 7ème art. Ses premiers films, noirs, Fear and desire (1953) et le Baiser du tueur (1955) seront des gouffres financiers. Heureusement pour lui, il rencontre le producteur James Harris qui lui permettra de réaliser dans de meilleures conditions l'Ultime razzia (1956). Le succès lui permettra d'attirer l'attention de Kirk Douglas qui lui propose  les Sentiers de la gloire (1957). Malheureusement, le film fera scandale. Montrer une mutinerie pendant la Première Guerre mondiale et des soldats fusillés pour l'exemple n'est pas du goût de l’État-Major français qui l'interdira jusqu'en 1972. Ce sera ensuite Spartacus en 1960, qui ne remuera pas les foules. Deux ans plus tard, Kubrick renouvelle le scandale en adaptant Lolita de Vladimir Nabokov. L'Amérique puritaine est en émoi. Il part alors s'installer en Angleterre où il réalisera Docteur Folamour (1964). Sur le ton de l'humour, il traite du sujet sérieux et épineux du nucléaire et de l'apocalypse. En 1968, son premier film de science-fiction voit le jour. 2001, l'Odyssée de l'espace associe la musique à l'image, c'est aussi ce qui en fait son succès. Il fera la même chose, en 1971, avec Orange Mécanique, adapté du roman d'Anthony Burgess. Kubrick mettra par ailleurs souvent en scène des œuvres littéraires: Barry Lindon (1975) de W.M. Thackeray, Shining (1979) de Stephen King et Full metal jacket (1987) de le Merdier de Gustav Hasford. Eyes wide shut (1999), sera adapté d'une nouvelle d'Arthur Schnitzler.

Kubrick obtiendra à plusieurs reprises le prix du Meilleur Réalisateur: en 1964 pour Docteur Folamour, en 1971 pour Orange Mécanique et en 1975 pour Barry Lindon.

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MessageSujet: Re: Stanley Kubrick   Sam 12 Sep 2015, 16:55





J'avoue que je n'étais pas vraiment intéressée par ce film à la base. D'ailleurs, je ne l'avais pas encore visionné, volontairement. L'histoire est celle d'Alex, 15 ans, jeune chef d'une bande de délinquants notoires assoiffés de violence, passant leur temps à cambrioler et à violer. Un jour, ses acolytes se rebellent contre lui et Alex se fait emprisonner. Il entend parler d'une nouvelle méthode, la méthode Ludovico qui permet de "guérir" les individus dangereux. L'autorisation de participer à ce programme lui est accordée. Alex découvre alors qu'il s'agit de regarder des films ultra violents, attaché sur une chaise, les paupières maintenues ouvertes par un système de pinces, le tout sur fond de musique classique. Si le jeune homme est vivement intéressé par les scènes qui se déroulent sous ses yeux, il est pris de violentes nausées. Pendant 15 jours, il subit ce programme intensif, torturé par le dégoût et l'écoeurement. Le simple fait de voir de la violence ou d'entendre un morceau de musique classique provoque en lui les pires souffrances.

Réinséré dans la vie civile, il ne peut plus faire régner la terreur. Il songe alors au suicide et se rend à la bibliothèque afin de voir s'il y a un moyen de mourir sans douleur. Sur le trajet, il rencontre une de ses anciennes victimes qui le reconnaît et s'en prend à lui violemment. Alex court et se réfugie dans une maison... celle d'Alexander, un retraité dont la bande avait tué l'épouse après l'avoir sauvagement violée. Le vieil homme fait semblant de ne pas le reconnaître, l'accueille le plus courtoisement possible. Mais, connaissant la méthode Ludovico et voulant venger sa femme, il harcèle Alex en lui faisant écouter de la musique classique. Désespéré, ce dernier se jette par la fenêtre. Il ne mourra pas mais ce choc l'aura fait redevenir comme avant...

Kubrick dénonce la violence, bien évidemment, avec un zoom sur les bandes organisées, la guerre des gangs, les trahisons. On notera que le délinquant s'allie avec les autorités, preuve que tout n'est pas perdu chez l'être humain, quel qu'il soit.

Le film dérange par son réalisme. La perversité, à plusieurs niveaux, est mise à nu, simplement. Il pousse le spectateur à la réflexion. Car c'est là tout le cinéma de Kubrick. Il ne faut certainement pas s'arrêter au premier degré. Il faut y voir la dualité bien / mal, le problème de la liberté individuelle, la perversité de l'Homme corrompu par la société.... Kubrick choque pour faire bouger.

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MessageSujet: Shining   Sam 12 Sep 2015, 16:58





J'avais vu ce film, pour la première fois, en classe de 3ème, à la fin de l'année. Déjà, dans une classe toute simple, baignée de lumière, sur des chaises peu propices au confort et sur un petit écran, le film m'avait impressionnée. Et c'est avec plaisir que j'ai revu, tout récemment, ce film inspiré du livre de Stephen King (que je n'ai toujours pas lu mais cela ne saurait tarder).

Jack Torrance (joué par Jack Nicholson) est un ancien professeur aspirant à devenir écrivain. Pour cela, il a besoin de calme. Mais comme il faut bien nourrir sa femme, Wendy, et son fils, Danny, il accepte un emploi de gardien dans un hôtel isolé, fermé pendant l'hiver. Le directeur de l'hôtel le prévient qu'il y a quelques années de ça, la solitude de ces montagnes rocheuses avait rendu fou le précédent gardien, Grady, qui avait fini par tuer sa femme et ses deux filles. Mais Jack n'écoute pas ces sornettes. Il s'installe donc avec sa petite famille. Danny commence à réagir de façon bizarre. Il parle avec un ami imaginaire, nommé Tony, via son doigt. Il a des visions, notamment celle de petites jumelles habillées tout en bleu. Le cuisinier, qui a un don, remarque qu'il peut communiquer avec le jeune garçon par télépathie. Danny a lui aussi le "Shining" (ce fameux don). Le cuisinier lui interdit alors d'aller dans la chambre 237...

Bizarrement, je ne me souvenais pas de la scène mythique de l'ascenseur déversant un flot de sang mais de la tête de Nicholson, dans l'encadrure de la porte de la salle de bain. Une bonne tête de psychopathe ! Ce film m'a fait le même effet que la première fois. Brrrrr !




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MessageSujet: Re: Stanley Kubrick   Lun 13 Juin 2016, 16:01



Kubrick est un génie. Il ne peut pas laisser indifférent. Que ce soit dans Orange Mécanique (1971) ou dans Shining (1980), il choque, il dérange. Le spectateur ne reste pas passif.

Eyes Wide Shut (1999) met en scène un couple, Alice (Nicole Kidman) et Bill Hardford (Tom Cruise), respectivement commissaire d'exposition et médecin. Ils sont invités dans une grande soirée mondaine. Le lendemain, alors qu'ils sont sous l'emprise de stupéfiants, le couple se livre à des confidences. Alice a vu Bill se faire draguer la veille et veut savoir s'il est allé plus loin. Celui-ci répond par la négative. Alice lui confie qu'elle a déjà eu la tentation de le tromper avec un marin. Le jeune époux est sous le choc. Cette révélation va le pousser sur des chemins semés d'ornières et notamment dans une société secrète qui pourrait avoir raison de lui...

Je n'en dis pas plus afin de ne pas déflorer l'histoire. Ce film tient en haleine de bout en bout. On tombe dans les bas-fonds, que ce soit au niveau psychologique (comment se mettre en danger en recherchant la vengeance), physique (avec la drogue) ou géographique (l'errance). De la ville, la nuit, inquiétante, à la somptuosité du manoir dans lequel se déroulent des rites sordides, les décors sont au service de l'histoire.

Kubrick, dont ce fut le dernier film, le considérait comme son chef-d'oeuvre. C'est une magnifique réussite. Je n'ai pas lu le texte d'Arthur Schnitzler (La Nouvelle rêvée) dont il s'est inspiré mais je pense que je le ferai si j'arrive à le trouver.

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