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 Philippe Le Guillou [XXe - XXIe s / France ; Témoignage]

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Lydia
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MessageSujet: Philippe Le Guillou [XXe - XXIe s / France ; Témoignage]   Lun 19 Oct 2015, 09:25





À Argol, il n'y a pas de château est un magnifique hommage à Julien Gracq. Reprenant le titre du premier roman de cet écrivain aussi simple (je parle de l'homme et non de son style) que pudique, Philippe Le Guillou nous retranscrit de la même manière, de façon presque mimétique, ses rencontres avec l'auteur mais également l'entourage de ce dernier. On entre à pas feutrés dans la vie de celui qui fut toujours à part dans le monde littéraire. Bien souvent incompris, sa prose poétique révélait pourtant une puissance inégalée.

Bon d'accord, je ne suis pas vraiment objective puisque c'est un auteur que j'aime beaucoup. L'idée de lui rendre hommage et, surtout, la façon dont ce dernier est fait, est admirable et Philippe Le Guillou a mené tout ceci avec brio. Et comme cela m'a donné envie d'aller relire les œuvres de Louis Poirier, véritable nom de Gracq, je vous laisse pour aller rejoindre Albert, Herminien et Heide.

Un grand merci à Babelio, à l'auteur ainsi qu'aux éditions Pierre Guillaume de Roux pour cette très belle découverte.




Extrait :


Ce que j'aime en lui, certainement plus que le bretteur contraint des années 1950 dénonçant avec une justesse indépassable les impostures et les miasmes du microcosme littéraire, c'est l'enchanteur d'Argol, le veilleur des Syrtes, et le pérégrin des paysages de la terre.

Un écrivain dans son paysage : me reviennent des perspectives sur la campagne et le fleuve, l'île Batailleuse et ses peupliers fauchés, la Loire, ses prairies, ses grèves caillouteuses, le pont suspendu, les déjeuners au restaurant de La Gabelle, une voix qui s'assourdit.

Il n'est plus là. Eût-il été, d'ailleurs, qu'il eût laissé faire. Alors on racontera, on inventera, on le fera parler. On lui prêtera perfidies et aigreurs. On fouillera peut-être même le "misérable petit tas de secrets" : quelle importance ! Sa liberté l'emportera, plus grande que le pouvoir nocif des vestales, des doctes, des embaumeurs, des échotiers minables.

Toujours j'admirerai sa fidélité vive, à un mouvement dont le chef de file l'avait fasciné, à un éditeur qu'il n'a jamais quitté, à ce mélange de distance et de retrait - en marge, en lisière, comme ses personnages - guetteurs -, à quelques lieux, quelques paysages, ceux de la Loire sablonneusement inquiète qu'il aimait tant. (P70-71)

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