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 Tony Vigorito [XXe / XXIe s ; Etats-Unis]

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Lydia
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MessageSujet: Tony Vigorito [XXe / XXIe s ; Etats-Unis]   Mar 27 Oct 2015, 20:55




Résumé :

Tout commence par l'apparition d'un mystérieux graffiti sous un pont :
"HO HO"
"Quand?"
"Dans un jour ou deux."

Bientôt, le docteur Fountain, éminent généticien, se retrouve prisonnier de l’armée qui le contraint à travailler sur une nouvelle arme biologique, un virus baptisé Le Joueur de flûte. Frappés de folie douce puis de mutisme, les victimes voient disparaître leur capacité à communiquer entre elles. Alors que son meilleur ami se fait embarquer pour servir de cobaye à une ultime série de tests, Fountain, entouré de responsables militaires et financiers encore plus fous que leurs patients, a pour mission de trouver l’antidote. Reste à savoir où ils en seront dans un jour ou deux.



Mon avis :

J'avais entendu parler de ce livre, lu de bonnes critiques dessus... et heureusement d'ailleurs. Car lorsque je l'ai commencé, je n'ai pas accroché. Pourquoi ? Je ne devais certainement pas être dans un bon jour. Les avis positifs m'ont encouragée à continuer et bien m'en a pris.

Le style de ce roman est plutôt original et je sortais d'une lecture dite classique. Je pense que c'est ce qui explique ce petit décrochage sur les 50 premières pages. Car il faut bien avouer qu'il faut aussi se faire à la langue, souvent crue. Ceci dit, on se prend au jeu une fois qu'on y a le nez dedans et on a envie d'aller le plus loin possible dans ce roman que je qualifierais de décalé. L'humour est présent, fantaisiste parfois mais, et c'est aussi ce qui est intéressant, il a un but : faire réagir le lecteur sur la société. On ne peut s'empêcher de voir ici une forte critique de l’État et de l'armée.

L'intrusion du livre des billets doux, imbriquant une correspondance dans le roman, prête à sourire. On peut y voir tout le talent de l'auteur qui peut passer d'une langue teintée de grossièretés à de la poésie.

Bref, voici un roman qui ne laisse pas indifférent et je ne regrette pas d'être allée jusqu'au bout de ma lecture. Au final, je me suis laissée porter par l'histoire et j'ai fini par entrer dans la cadence endiablée de ce roman. Un conseil cependant : ne le lisez pas derrière un roman classique !




Extrait :



Comme j'étais arrivé avant les autres invités, je restai auprès de Blip et de Sophia dans la cuisine et les regardais se frôler, se contourner et s'esquiver l'un l'autre pendant qu'ils s'activaient à préparer le repas. Au bout d'un moment, je n'y tins plus et leur demandai ce que « Débattez nu » était censé vouloir dire.

- Exactement ce que ça dit, répondit Blip. Débattez nu. Nous avons fait imprimer des T-shirts et des autocollants pour les vendre dans les festivals de musique cet été.

- Débattez nu ?

- Nous débattons nus, expliqua Sophia.

- Ah.

- Ça marche très bien, ajouta Blip. Pas facile de se prendre au sérieux lorsqu'on est nu. Pense à Adam et Ève. À ce qu'on raconte, ils étaient nus dans le jardin d’Éden. Il n'y avait pas de chamailleries au paradis.

- Vous pensez que tout le monde devrait débattre nu ?

Ils firent oui de la tête en riant comme des adolescents malicieux.

- Même les politiques ?

- Surtout les politiques, répliqua Sophia en se passant la langue sur les lèvres d'un air aguicheur. Tous à poil au JT. Évidemment, le Congrès ne laisserait jamais passer ça.

- Bien sûr que non dit Blip. Et puis, vu comme les hommes sont de nos jours, vous imaginez le degré d'hostilité que l'on pourrait atteindre dans un Congrès entièrement nu ? Une salle remplie d'hommes nus ne peut que faire exploser le manque de confiance en soi et l'agressivité. Comme dans un vestiaire. On verrait des sénateurs se donner des coups de serviette, faire des blagues grivoises. Non, ça ne marcherait jamais.

Sophia opina.

- Mais ce n'est que parce que nos dirigeants ne s'intéressent qu'à la victoire ou à la défaite et non à la réconciliation et au consensus, dit-elle en haussant les épaules. On ne peut débattre nu qu'entre amis et amants.

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"Je ne risque rien, les ruines, c'est indestructible !" (inspiré Des Diaboliques).
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Tony Vigorito [XXe / XXIe s ; Etats-Unis]
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