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 Le western "spaghetti" - Pan ! Pan !

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MessageSujet: Le western "spaghetti" - Pan ! Pan !   Ven 21 Aoû 2015, 13:19

Bonjour à toutes et tous,

Au début des années 60, le western classique américain s'essouffle. Ce déclin, qui correspond à la fin de l'Age d'Or d'Hollywood, peut s'expliquer par la concurrence de la télévision - du moins aux États-Unis – mais aussi par la disparition de certaines grandes figures de ce cinéma.

Le salut de ce genre cinématographique viendra de l'autre côté de l'Atlantique, de l'Italie. Il faut toutefois noter qu'il existait déjà en Europe une production de westerns, notamment allemands – la série des Winnetou tirée des romans de Karl May – qui ont d'ailleurs permis l’émergence des westerns italiens.

Plus de 600 de ces westerns italiens, ironiquement appelés « spaghettis » par les critiques étrangers de l'époque, ont été produits sur une période d'une dizaine d'années allant de 1965 à 1975 environ. Cette période fait d'ailleurs le lien entre la période classique (Rio Bravo, Règlement de comptes à OK Corral, La Charge héroïque) et la période dite "crépusculaire" (L'Homme des Hautes Plaines, La Horde Sauvage, Impitoyable) du western américain.

Si les plus connus de ces westerns spaghettis sont ceux de Sergio Leone avec entre autre sa fameuse Trilogie du dollar (Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand) ou bien Il était une fois dans l'Ouest, il ne faut pas oublier les 2 autres Sergio, Corbucci et Sollima qui ont réalisé pour le premier Django ou encore Le Grand Silence et pour le second Le Dernier Face à Face. On peut aussi citer comme réalisateurs Tonino Valerii (Mon Nom est Personne) ou bien Damiano Damiani (El Chuncho).



Ces westerns italiens cassent les codes de leurs homologues américains en éliminant le côté manichéen ou chevaleresque de ces derniers. Ici, on a plutôt affaire à des anti-héros. Les personnages sont sales, au sens propre comme au sens figuré. Ils présentent aussi souvent des infirmités. Il n'y a plus de frontière entre « bon » et « méchant ». Tout n'est que crasse, violence et vengeance avec ce côté réaliste qui n’apparaît pas dans ses prédécesseurs américains.
Et pourtant, on y rencontre aussi la Vie et l'espoir d'un avenir meilleur.
Les femmes, souvent des prostitués, sont toujours prêtes à se battre et rarement soumises.
Tout ceci participe à rendre les personnages humains.

Ce genre se caractérise aussi par sa mise en scène spécifique. Les plans larges sur les paysages renforcent l'impression de désert et de solitude du Far-West. La contre-plongée est aussi particulièrement utilisée afin de dramatiser la scène comme les plans serrés sur des détails ou sur les visages (voir la scène d'ouverture d'Il était une fois dans l'Ouest – 12 minutes sans une seule parole avec ses plans et cadrages si particuliers).



Il ne faut pas non plus oublier les musiques, notamment celles d'Ennio Morricone, qui ont grandement participé au succès de ces films auxquels elles sont à tout jamais associées. Il suffit d'écouter les thèmes d'Il était une fois dans l'Ouest pour se rendre compte de l'immense talent de Morricone.

Les westerns spaghettis, ce sont aussi des acteurs, certains ayant acquis leur notoriété grâce à eux comme Clint Eastwood, Gian Maria Volonte ou Franco Nero, d'autres étant déjà connus tel James Coburn, Rod Steiger ou Henry Fonda. Et puis, il y a tous ceux que l'on attend pas forcément dans ce registre comme Jean-Louis Trintignant (Le Grand Silence), Klaus Kinski (Et pour Quelques Dollars de Plus, El Chuncho, Le Grand Silence) ou encore Fernando Rey (Compañeros).


Le déclin du western spaghetti qui intervient au début des années 70 est dû au fait que ces derniers devenaient de plus en plus vulgaires (voir à ce sujet la série des Trinita avec Bud Spencer et Terence Hill), fauchés et mélangeant un peu tous les genres tout en perdant leur identité. Le public s'en est alors détourné. On trouvera encore tout de même quelques perles dans ces années là comme Mon Nom est Personne de Sergio Leone en 1973 ou bien Keoma d'Enzo G. Castellari en 1976.

Comme dit un peu plus haut, succédera à ces westerns européens, le renouveau du western américain incarné par des réalisateurs comme Clint Eastwood (tiens, tiens...) ou Sam Peckinpah.

Dans la même période, en Europe et en dehors des productions italiennes, il y eu aussi un certain nombre de westerns espagnols (ils n'atteignirent jamais toutefois la dimension internationale des italiens), allemands (voir plus haut) et aussi français comme Viva Maria ! de Louis Malle encore Une corde, un colt de Robert Hossein.

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MessageSujet: Re: Le western "spaghetti" - Pan ! Pan !   Sam 12 Sep 2015, 15:24

Le western "spaghetti" est le seul que j'accepte de regarder Razz .

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Le western "spaghetti" - Pan ! Pan !
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