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 Audi 80 quattro (1983-1984) [Automobile]

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MessageSujet: Audi 80 quattro (1983-1984) [Automobile]   Sam 23 Jan 2016, 18:46

Bonjour à toutes et tous,

A l’automne 1982, pour le millésime 1983, Audi, fort du succès de son modèle quattro tant auprès du public qu’en compétition (elle est championne du monde des rallyes 1982), lance un nouveau modèle, l’Audi 80 quattro, première berline à transmission intégrale permanente.
Pour créer cette automobile, l'ingénieur et petit-fils de Ferdinand Porsche, Ferdinand Piëch avec son équipe, vont aller puiser différents éléments au sein de la gamme, tel un Meccano géant.

Tout d’abord, ils prennent la carrosserie et le châssis de la « petite » Audi 80 sur laquelle ils installent le moteur 5 cylindres de 2144 cm3 à injection mécanique K-Jetronic développant 136 ch (130 ch pour la Suisse), normalement réservé à la gamme haute de la marque bavaroise - Audi 100/200 et Coupé. Ensuite, ils utilisent les trains roulants de l’Audi 200, comme sa grande sœur aînée le coupé quattro (Ur-quattro en Allemagne). Pour l’anecdote, le train arrière est simplement un train avant retourné à 180° !!!  Wink
On retrouve par ailleurs la boite de vitesses à 5 rapports, les éléments de transmission et les différentiels de sa grande sœur quattro de 200 ch. Quatre freins à disques, ventilés à l’avant et la direction assistée viennent compléter l’ensemble.



Positionnée comme la version sportive tous-temps, une 80 GTE de 112 ch est commercialisée à la même période, elle se distingue extérieurement du reste de la gamme 80 par ses doubles optiques sous glace unique hérités du Coupé/quattro, un spoiler avant, un aileron arrière couleur carrosserie et une double sortie d’échappement. L’aspect sportif est renforcé grâce aux entourages de glaces noir mat. Les jantes en alliage Ronal R8 restaient tout de même en option.
Enfin, les logos sur le coffre ne sont plus en relief mais des stickers noirs ou gris, selon la teinte de carrosserie choisie. Quant à la calandre, elle reçoit en plus des quatre anneaux de la marque, le sigle « 5E » : 5 comme 5 cylindres et E comme Einspritz, injection en allemand.



A l’intérieur, on est un peu moins à la fête…   C’est sombre voire triste.
Les sièges avant « Sport » en tweed à carreaux procurent un bon maintien latéral et celui du conducteur est réglable en hauteur. A l’arrière, la présence du tunnel de transmission a transformé l’Audi 80 en 4 places. La banquette arrière provient ainsi du Coupé.
L’instrumentation est quant à elle réduite au minimum vital, plutôt étrange pour un modèle qui se veut sportif… Le conducteur n’a en face de lui qu’un compteur de vitesse, un compte-tours avec montre, la jauge d’essence et… un économètre !!!  affraid

Pour comprendre cette aberration, il faut se replonger dans le contexte de l’époque. Nous sommes au début des années 80 et le monde sort à peine du second choc pétrolier. Les constructeurs automobiles ont alors à cœur de trouver des solutions afin de réduire la consommation de leurs véhicules. Ces solutions pour Audi (comme pour Volkswagen) passeront entre autre par l’adoption d’un économètre associé à un témoin de changement de vitesse au tableau de bord, d’une boîte de vitesses avec dernier rapport allongé (boîte de type 3+E ou 4+E) ou encore d’un système Start and Stop (et non on n’a rien inventé…). Ces dispositifs, installés à partir de 1981 sur pratiquement toute la gamme essence VAG disparaitront progressivement à partir de 1984.


Revenons donc à notre intérieur, qui, comme je le disais, n’a pas grand-chose pour égayer le conducteur. On trouve tout de même un volant à quatre branches gainé de cuir comme le levier de vitesses. Mais, ce qui intrigue le plus, c'est ce gros champignon qui émerge de la console centrale sous l’emplacement radio  Suspect  
Vous n’avez pas oublié que nous sommes en présence d’un véhicule à quatre roues motrices. Ce fameux champignon est donc la commande de verrouillage des différentiels central et arrière. Ce dispositif permet de se sortir d’un mauvais pas sur route enneigée ou terrain gras lorsque les quatre roues motrices ne suffisent plus.

Petit détail spécifique, le lettrage « Audi 80 quattro » sur le haut de la console centrale qui rappelle aux passagers qu’ils ne se trouvent pas dans une Audi 80 de base.

L’équipement de série, somme toute assez classique, comprend entre autre les vitres électriques à l’avant, le verrouillage central, les rétroviseurs extérieurs réglables de l’intérieur et les phares antibrouillards. En option, il est possible d’obtenir le siège conducteur chauffant, les laves-phares, le régulateur de vitesse, les rétroviseurs électriques et dégivrants, le toit ouvrant manuel ou électrique ou encore la sellerie en cuir.
Les teintes disponibles étaient, le rouge Tornado, le blanc Alpin, l’argent Zermatt, le noir Montego, le bleu Amazone ou le marron Soudan. Les quatre derniers coloris étaient des peintures métallisées.

   

Parlons un peu du prix… Une Audi 80 quattro s’échangeait en mars 1983 lors de sa commercialisation en France contre 120.400 F soit environ 36.000 € auquel venait s’ajouter une puissance fiscale confortable de 13 CV…

Et sur le terrain, cela donne quoi ?
Et bien, tout simplement, une auto efficace et sécurisante par tous temps et tous types de route. Par ailleurs, la mécanique accouplée à une boîte de vitesse précise et agréable distille beaucoup de plaisir grâce à son brio à tous les régimes et sa sonorité spécifique (oserais-je dire envoutante ?  drunken ). Enfin, la consommation reste raisonnable pour ce genre de véhicule et surtout pour l’époque. Les sièges, comme on l’a déjà vu, apportent un bon maintien et reste confortables malgré leur fermeté (très germanique, diront certains... lol! ). Le comportement routier de l’Audi 80 quattro est souverain et les passages de courbes peuvent se faire à grande vitesse avec une grande facilité.  Cool
Elle en parait presque sous-motorisée tant ses qualités routières sont grandes.
La vitesse maximum est de 193 km/h et le 0 à 100 km/h se fait en un peu plus de 9 secondes.



Pour son second – et dernier - millésime de commercialisation, 1984, l’Audi 80 quattro première du nom n’évolue pratiquement pas hormis le nom « quattro » remplaçant « 5E » sur la calandre et également sérigraphié sur les vitres de custode arrières.

Audi 80 quattro - 1984

A partir d’octobre 1983, la firme d'Ingolstadt commercialise sur quelques marchés, une 80 quattro « économique » disponible en 2 et 4 portes et motorisée par le 5 cylindres de 1994 cm3 développant 115 ch. Cette cylindrée permettait dans certains pays comme l’Italie que le véhicule soit moins fortement taxé.
Par rapport à la 136 ch, cette version perdait ses doubles optiques, son aileron arrière, sa double sortie d’échappement, ses sièges avant sport et sa banquette arrière spécifique, son avertisseur double-ton ou encore sa direction assistée… Tout ne fut donc pas rose pour les conducteurs de 80 quattro selon le modèle qu'ils possédaient  Crying or Very sad Cette version ne sera pas commercialisée en France, ouf !!! What a Face

Audi 80 quattro 115 ch

L’Audi 80 quattro fut remplacé par l’Audi 90 Quattro à partir de l’année-modèle 1985, lorsque la gamme 80 fut scindé en deux, 80 pour les modèles motorisés par les quatre cylindres et 90 pour les cinq cylindres. Par ailleurs, la carrosserie et l’intérieur furent légèrement redessinés.
Malgré sa courte vie, novembre 1982 – juillet 1984, la 80 quattro 136 ch fut produite à plus de 17.000 exemplaires (un peu moins de 2800 pour sa petite sœur de 115 ch qui ne vécut que le temps d’un millésime).

Audi 90 Quattro

En 1984, les Etats-Unis connurent cette berline sous le nom exotique d’Audi 4000S quattro. Les normes de pollution et de sécurité étant plus contraignantes à l’époque outre-Atlantique, l’auto ne faisait plus que 122 ch, adoptait des pare-chocs inesthétiques plus gros et les doubles optiques n’étaient plus sous la même glace, comme sur les premiers Coupé. Toutefois son équipement de série était des plus complets, comprenant même la climatisation et le toit ouvrant électrique  cheers

Audi 4000 S quattro

L’Audi 80 quattro type 85 ou encore Ur-80 quattro en Allemagne n’eut pas de véritable concurrence à l'époque puisque première et unique berline à transmission intégrale de sa génération. Toutefois, son prix et ses prestations lui permirent d’aller sur le terrain des BMW 525i, Peugeot 505 Turbo Injection, Citroën CX GTI ou encore Lancia Gamma 2500 IE.
Devenue très rares sur nos routes, les beaux exemplaires commencent à prendre une certaine valeur.

Quelques extraits de la notice d'utilisation en allemand :







Crédit aux différents auteurs

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"If I’m selling to you, I speak your language. If I’m buying, dann müssen Sie Deutsch sprechen"
"Si je vous vends quelque chose, je parle votre langue. Si j'achète, alors vous devez parler allemand" - Willy Brandt (1913-1992)
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https://www.flickr.com/photos/99995712@N00
 
Audi 80 quattro (1983-1984) [Automobile]
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