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 La Chapelle Royale de Dreux

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Adélaïde
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MessageSujet: La Chapelle Royale de Dreux   Sam 21 Mai 2016, 14:27

La chapelle royale Saint-Louis de Dreux est la nécropole de la famille d'Orléans. Elle est située dans l'enceinte du château de Dreux.

La chapelle royale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 décembre 1977

En septembre 1797, quatre ans après avoir été incarcérée à la prison du Luxembourg, Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans, fille unique du duc, est expulsée de France ; le château et la collégiale, biens séquestrés depuis la mort de son père, sont confisqués au profit de la Nation et vendus le 2 avril 1798 à un marchand de bois chartrain qui démolit le toit de l'église pour en récupérer les matériaux et revend en 1801 le domaine à François Belois, maçon à Dreux, qui y demeura jusqu'en 1816.

Le 14 février 1816, la duchesse lui rachète le terrain, fait construire une chapelle par Charles-Philippe Cramail, architecte parisien, chargé dès octobre 1814 de ce projet. Il ouvre le chantier début mai 1816 à l'emplacement de la fosse commune et la première pierre est posée le 19 septembre. Certains matériaux proviennent de la démolition de l'ancienne abbaye bénédictine de Coulombs, près de Nogent-le-Roi, et des ruines du château de la Ferté-Vidame.


Chapelle royale
À partir du printemps 1839, cette chapelle de style néo-gothique fut agrandie par son fils, le roi Louis-Philippe, qui en fit la nécropole de sa famille et de ses descendants, d'où le surnom "Saint-Denis des Orléans", en référence à la nécropole des Bourbon.
( source wikipédia)



( source le site de la Chapelle de Dreux = reproduction autorisée)



( source identique)

Je n'ai pas personnellement visité cette chapelle, néo-gothique dont le nombre de gisants en pierre blanche est impressionnant et assez lugubre, quoique très beau; c'est une amie qui m'en a montré les photos;

Un fait assez particulier =

Eure-et-Loir. L'incroyable histoire du gisant de la duchesse d'Alençon


" Relégué dans les caves de la chapelle royale depuis 1910, le gisant de la duchesse d'Alençon vient d'être exhumé et restauré. Une œuvre jugée dérangeante désormais exposée à Dreux.
Le 4 mai 1897 aurait dû être une journée de joie, de partage, à l’image de ce qu’affectionnait Sophie-Charlotte Auguste de Wittelsbach, épouse du Duc d’Alençon et la plus jeune sœur de l’impératrice Elisabeth d’Autriche, la célèbre Sissi.

Comme elle a coutume de le faire la Duchesse d’Alençon se rend à Paris pour participer à l’une des sessions du Bazar de la Charité, une institution des Dominicains à but caritatif qui propose la vente d’objets au profit des plus démunis. Une foule d’élégants se presse issus de l’aristocratie parisienne mêlant bienfaisance et mondanités.

Pour agrémenter la journée, on propose un événement. Une séance du cinématographe, qui en est à ses balbutiements, est proposée dans le locale de la rue Jean-Goujon transformé pour l’occasion en rue médiévale de carton-pâte. Dans la salle close avec ses portes fermées, la lampe du projectionniste finit par épuiser sa réserve d’éther. N’y voyant rien le projectionniste craque une allumette mais aussitôt s’enflamment les vapeurs d’éther.



L’opinion publique choquée



En quelques instants c’est un immense brasier qui a raison du bâtiment. Pompiers et sauveteurs sont impuissants devant la fournaise. La foule qui assiste à cette horreur découvrira aussi des comportements peu louables. La presse de l’époque saluera en effet des attitudes courageuses de sauveteurs d’origine modeste tandis qu’elle stigmatisera des hommes du monde n’ayant pas hésité à piétiner des femmes leur faisant obstacle. On parle de « chevaliers de la pétoche » ou de « marquis d’escampette » et l’on a coutume de dire que la galanterie est morte ce jour-là.

A l’inverse l’émotion est forte pour rendre hommage au courage de la Duchesse d’Alençon qui a permis de sauver plusieurs personnes. Au total, cent vingt-neuf personnes périront ce 4 mai 1897.

Cette affaire est extrêmement symbolique car elle marque tout autant les grands faits-divers dans la presse, les débuts de l’âge moderne avec le cinéma, les débuts de la médecine légale. Le corps de la Duchesse d’Alençon est ainsi identifié parmi les cadavres par son dentiste qui lui avait prodigué des soins.



Une œuvre interdite



Un artiste contemporain, Louis-Ernest Barrias, est appelé pour réaliser de la Duchesse d’Alençon un gisant. Il a déjà façonné pour elle un buste que l’on trouve au château d’Eu et s’en inspire donc pour le visage.

En plein courant artistique réaliste Barrias va bien au-delà des gisants que l’on a l’habitude de voir dans les édifices religieux. « C’est véritablement un manifeste artistique » souligne Marie Lavandier, ancienne conservatrice du musée de Dreux. La vue de cette œuvre ne laisse pas indifférent en effet : on y décèle la vie, la mort, la souffrance. Les mains sont jointes mais pas dans une attitude pieuse, les pieds sont croisés, le corps est crispé… Autant de critères si réalistes qu’ils font polémique et qui ont fait que cette œuvre a été descendue dans la cave de la chapelle royale de Dreux en 1910. Elle a été remplacée par un autre gisant (que l’on peut voir dans la chapelle royale, œuvre de Walhain) plus dans les canons de l’époque.

Grâce au travail des historiens et spécialistes, cette œuvre a été enfin exhumée de la cave de la chapelle il y a quelques mois et confiée aux mains expertes de Sandrine et Benoît Coignard qui, à l’aide de techniques à base de vapeur d’eau et de compresses ont redonné son lustre au gisant.

Il est désormais visible dans le musée d’art et d’histoire Marcel-Tessal de Dreux où il a trouvé un écrin à sa mesure. Samedi, la « révélation » était officiellement inaugurée par le Comte et la Comtesse de Paris en présence des personnalités drouaisiennes.




Laurent REBOURS











( source = journal Le Perche- L'écho Sarthois)

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Lydia
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MessageSujet: Re: La Chapelle Royale de Dreux   Sam 21 Mai 2016, 16:37

Moi qui aime les gisants, alors là, je serais aux anges ! Merci Adélaïde !

_____________
"Je ne risque rien, les ruines, c'est indestructible !" (inspiré Des Diaboliques).
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